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Reconnecter nos villes à la nature
Clément Van Daele, Fondateur-directeur de Grality

Reconnecter nos villes à la nature

Les défis auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui sont sans précédents. En effet, les crises qui se succèdent et les prévisions du monde scientifique ne sont pas rassurantes. L’augmentation de la population urbaine en ville, l’effondrement de la biodiversité, les changements climatiques, la raréfaction de l’eau, la pollution de l’air et des ressources naturelles, les épidémies, etc., sont des phénomènes clairement identifiés. Les villes sont particulièrement sensibles à ces phénomènes car elles les amplifient. Citons par exemple les phénomènes d’ilots de chaleur, désormais bien connus, à l’origine de nombreux décès lors des périodes de canicule. Or nous savons que la température moyenne augmentera de 2 à 3 degrés d’ici la fin du siècle et que le monde connaîtra des épisodes de canicules à 50, voire près de 55°C ! 

Il est donc essentiel de revoir notre façon de concevoir et de gérer la ville pour atténuer la dégradation des conditions de (sur)vie en ville. Heureusement, il existe des outils extrêmement performants pour lutter contre ces phénomènes : les arbres ! Aucune invention de l’homme n’est aussi efficace …

Par leurs bénéfices, les arbres et espaces verts améliorent grandement la santé publique. L’intérêt des arbres n’est plus à démontrer. Ils sont cependant toujours perçus comme une charge et non un investissement. En calculant tous les bénéfices apportés par les arbres, les économies à l’échelle de la population sont énormes. Mais la bonne volonté des arbres ne suffit plus. Nous devons reconnecter nos villes à la nature. Pour que les arbres soient performants et offrent le maximum de leurs bénéfices, il faut qu’ils puissent se développer dans des conditions favorables.

Heureusement, concilier l’implantation des arbres avec l’aménagement urbain est possible. Ceci nécessite de changer les habitudes et d’intégrer le génie végétal au génie civil dès la phase d’étude pour qu’il fasse entièrement partie du projet, de manière structurelle, au même titre que l’éclairage, les impétrants, la voirie, …   Actuellement, un arbre de voirie vit moins de 30 ans en moyenne, or il pourrait vivre plus de 100 ans ! C’est un énorme gaspillage quand on sait que les bénéfices offerts par des arbres plus âgés sont plus importants ! 

Voici quelques exemples qui permettent d’améliorer la vie des arbres et optimiser les bénéfices qu’ils offrent : 

  • Isoler les réseaux d’impétrants pour ne pas abîmer les racines lors des travaux de maintenance et éviter que ces racines endommagent ces réseaux. 
  • Assurer une alimentation en eau correspondant aux besoins des arbres. Les arbres de pluie, par exemple, sont installés dans des espaces récoltant les eaux de pluie. 
  • Prévoir un substrat de qualité et en quantité. Une fosse de plantation doit offrir un volume suffisant pour assurer les besoins vitaux des arbres à l’âge adulte (et non pas à la plantation !). Un minimum de 5m3 par arbre, sans limite maximale, est nécessaire. 
  • Le sol et les racines ne peuvent pas être compactés (tassement provoqué par les véhicules, mais également par les piétons). Ceci peut être évité par la mise en œuvre de techniques telles que les caissons de plantation ou le système de Stockholm. 

Prendre soin des arbres est source de bien-être pour la population et source de réduction des coûts de gestion, tout le monde y gagne 2 fois !  

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