Les tout nouveaux membres du conseil d'administration Gaëtan Lits, Yana Batista Rodriguez, Dimitri Moerenhout et Pierre-Nicolas Zomers apportent un vent de fraîcheur à la Greenkeepers’ Association of Belgium (GAB). Ils veulent surtout organiser des formations supplémentaires et des moments de réseautage, et rendre la profession d'entretien de terrains de golf plus attrayante pour la jeune génération.
Dimitri Moerenhout : “En tant que nouveau membre du conseil d'administration, je souhaite mettre l'épaule à la roue de la formation. L'entretien des espaces verts a beaucoup évolué au cours des 20 dernières années. Auparavant, nous utilisions beaucoup plus de produits chimiques et invasifs. Grâce à eux, nous pouvions presque tout contrôler. Aujourd'hui, en tant que greenkeeper, vous avez besoin de beaucoup plus de connaissances pour fertiliser, tondre et pulvériser de manière durable. Il faut savoir lire le terrain de golf‘.’
Gaetan Lits : “C'est vrai, parce que nous travaillons sans pesticides, que nous utilisons moins d'engrais et que nous accordons plus d'attention à la biodiversité, nous sommes constamment à la recherche de meilleures méthodes d'entretien, respectueuses de l'environnement. En fonction du temps, de la saison et du sol, il faut constamment adapter cet entretien. Et ce, à une époque où le changement climatique nous affecte. Les conditions météorologiques sont de plus en plus extrêmes et de moins en moins prévisibles. Nous sommes des résolveurs de problèmes qui permettent aux terrains de golf de rester au top.”

Gaetan Lits : “Outre la durabilité, la technologie est un point central. Les développements dans le domaine de l'entretien des espaces verts se succèdent rapidement. Les drones nous aident à surveiller la santé des herbes. Les robots tondent les terrains de golf et ramassent les balles de manière autonome. La technologie nous aide également avec l'irrigation et l'arrosage intelligents. Il est important d'apprendre à gérer ces nouveautés”.”
Dimitri Moerenhout : “Pour moi, la force d'un bon green keeper réside dans cette polyvalence. Notre savoir-faire s'étend à tous les domaines : les connaissances de base, l'irrigation, la fertilisation, les gadgets technologiques... C'est pourquoi ces formations sont si importantes.”
Yana Batista Rodriguez : “Outre ces formations, je trouve le GAB très précieux en tant qu'organisation de mise en réseau. Car ce que j'aime dans notre secteur, c'est l'amour avec lequel chacun fait son travail. Nous sommes une communauté. Pas seulement en Belgique, mais aussi au-delà des frontières. Tout le monde se connaît, tout le monde s'entraide. Au sein du GAB, nous maintenons cette communauté en vie.”
Yana Batista Rodriguez : “Le secteur est confronté à une grave pénurie de personnel. C'est pourquoi, en tant que nouvelle directrice du GAB, j'ai également à cœur de contribuer à mieux faire connaître notre profession. J'ai étudié à l'école d'horticulture de Saint-Nicolas. À l'époque, je n'avais aucune idée de ce que je voulais faire. Jusqu'à ce que je décroche un stage sur un terrain de golf en dernière année. Un nouveau monde s'est ouvert à moi.”
“Je participe donc à des salons sectoriels pour représenter les greenkeepers. Je parle de mon métier dans les écoles. Je souhaite également inviter les étudiants des écoles d'agriculture et d'horticulture sur notre terrain de golf. Les machines, les engrais, les outils de travail : ils doivent voir de leurs propres yeux ce qu'implique l'entretien des espaces verts. Lorsque je conduis ma machine sur cet immense tapis vert roulant, tôt le matin, il m'arrive encore de ressentir de l'émotion. C'est notre bébé, ce terrain de golf. Et je veux transmettre cette passion aux autres‘.‘