Appel de Bâle - TurfTech 2025
Les 1er et 2 septembre, le secteur du gazon et des terrains de sport s'est réuni au St Jakob-Park, le stade du FC Bâle, pour la deuxième édition de TurfTech. Ce qui a commencé à Genk comme un rassemblement compact et pratique est devenu un lieu de rencontre européen à Bâle où la technologie, la durabilité et l'artisanat se renforcent mutuellement - avec un programme de contenu solide, des conférences passionnantes et une exposition pleine de solutions innovantes pour les hommes de terrain, les responsables de l'entretien des espaces verts et les gestionnaires des terrains de sport. Partenaire principal de cet événement : Keep It Green !
La première édition au Cegeka Arena (KRC Genk) a rassemblé un peu moins de 200 participants de 14 pays dans une atmosphère ouverte où le partage des connaissances était au centre des préoccupations. Le déplacement en Suisse a marqué un net changement d'échelle : des centaines de professionnels de toute l'Europe se sont rendus à ce programme de deux jours, qui s'est déroulé dans un stade de football de haut niveau faisant office de laboratoire vivant pour les nouvelles technologies. “Nous voulions créer une scène internationale pour les agents d'entretien des terrains et leur montrer le respect qu'ils méritent”, explique Florian Mans, organisateur de TurfTech et directeur commercial de Stogger Turf Care. “Jour après jour, ils sont sur le terrain par tous les temps. Leur engagement et leur professionnalisme méritent un événement qui va au-delà du commerce. Nous voulions faire de TurfTech une plate-forme de connaissances, et non un salon de vente.”

L'édition de Bâle était consacrée à l'entretien efficace et responsable : moins d'énergie, moins d'eau, une meilleure qualité de jeu et une plus longue durée de vie des terrains de sport. Une partie importante du programme était consacrée à la gestion basée sur les données.
Pensez aux capteurs, aux tableaux de bord et aux outils de mesure qui fournissent des informations en temps réel sur la dureté, l'adhérence, le rebond de la balle et l'équilibre de l'humidité. Ces technologies permettent d'adapter l'entretien exactement aux besoins du terrain, avec moins de gaspillage et de meilleurs résultats. Des exposés et des exemples pratiques ont montré comment les clubs et les municipalités passent d'une maintenance instinctive à des décisions informées et mesurables. La gestion de l'énergie a également été abordée en détail. Les systèmes d'éclairage d'appoint à haut rendement énergétique permettent de compenser les déficits de lumière naturelle dans les stades sans faire dérailler les coûts énergétiques. En outre, plusieurs entreprises ont présenté des machines et des outils qui simplifient ou combinent l'entretien : des dispositifs qui aèrent et sablent en un seul passage, des tondeuses robotisées qui peuvent travailler de manière autonome et des compteurs de terrain intelligents qui traduisent les données de mesure directement dans des tableaux de bord. L'accent n'a pas été mis sur le spectacle, mais sur l'applicabilité pratique - ce qui fonctionne sur le terrain et comment organiser la gestion de manière plus intelligente et plus efficace.

Pour de nombreux visiteurs, TurfTech est autant une occasion de rencontre qu'un salon. Le format - des conférences TED au pitch - a encouragé les conversations spontanées entre les responsables de terrain, les fournisseurs et les chercheurs. À Bâle, il est apparu une fois de plus que la connaissance, la technologie et les personnes peuvent s'unir pour que l'innovation porte réellement ses fruits.
“Le plus beau, c'est de voir que tout le monde parle avec les autres, et non pas contre les autres”, explique M. Mans. “Il y avait des spécialistes de l'éclairage, des fabricants d'engrais, des experts en gazon - tous dans la même pièce.
Et tout le monde a partagé ses connaissances et son expérience en toute liberté. C'est l'essentiel : continuez à parler, continuez à vous rendre visite, continuez à faire du social. Nous faisons cela ensemble. Avec plus de 300 participants venus de toute l'Europe, la foire a revêtu un caractère nettement paneuropéen. Cette augmentation d'échelle accroît le potentiel de mise en réseau et rend également plus réaliste l'évaluation comparative entre les clubs et les municipalités : ce qui fonctionne à Bâle ou à Amsterdam peut, moyennant une adaptation locale, être appliqué à Genk ou à Anvers.
“Nous tenons à ce qu'il soit aussi large que possible sur le plan géographique”, explique le directeur général de la Commission. “Du sud de l'Espagne au nord de la Scandinavie : différentes zones climatiques, différents défis. C'est le seul moyen d'obtenir une image honnête de ce qui se passe réellement dans le secteur.”

Bien entendu, l'innovation s'accompagne également de défis. Les nouvelles technologies nécessitent des investissements - qu'il s'agisse de réseaux de capteurs ou d'installations de LED - et donc des analyses de rentabilité convaincantes. Elles nécessitent également une formation et une volonté de changement : la technologie n'est rentable que si elle est utilisée correctement. Enfin, les réglementations locales concernant l'eau, les pesticides et le bruit déterminent également la faisabilité pratique des nouvelles techniques. Pour les gestionnaires de terrain belges, TurfTech est plus qu'un souvenir de la première édition à Genk : il reste proche et reconnaissable. Les défis dans un contexte urbain - espace limité, taux d'occupation élevé et pression sur la durabilité - sont identiques à ceux de nombreux clubs et municipalités belges. En outre, plusieurs entreprises présentes à Bâle sont également actives en Belgique, ce qui facilite la mise en œuvre de nouveaux systèmes.
TurfTech est organisé par Stogger Turf Care, une entreprise néerlandaise spécialisée dans les solutions intelligentes d'éclairage et de surveillance des terrains de sport. Cet ADN - la technologie associée à l'applicabilité - est palpable dans chaque partie de l'événement : ce qui est partagé sur scène est concrètement démontré sur le terrain quelques instants plus tard. “Nous faisons cela pour l'industrie, pas pour nous-mêmes”, souligne M. Mans. “Nous voulons faire avancer le secteur, avec des produits et des connaissances. TurfTech doit devenir la plate-forme de connaissances pour les terrains de sport en Europe. Pour l'avenir, il donne un indice : ”La prochaine édition sera encore plus axée sur le golf, le rugby et le cricket, en plus du football. Nous visons environ 500 participants. Alors oui, nous allons encore grossir. Il n'y a pas d'autre solution“, dit-il en riant.

TurfTech 2025 confirme que l'avenir des terrains de sport est axé sur les données, plus efficace et durable. Qu'il s'agisse de gazon hybride, de lampes de culture économes en énergie, de capteurs intelligents ou de robotique, les innovations sont tangibles et peuvent être déployées. Pour les clubs, les municipalités et les fournisseurs, le message est clair : ceux qui investissent aujourd'hui dans la connaissance et la technologie bénéficieront demain d'une qualité de jeu, d'une maîtrise des coûts et d'une durabilité. “Nous voulons faire avancer l'industrie”, conclut M. Mans. “Et nous y parvenons non seulement grâce à la technologie, mais aussi en rassemblant les gens. C'est là la véritable force de TurfTech - et oui, avant tout : restez verts !”